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Dimanche, je voterai…

Je fais partie de ceux qui pensent que le prochain président de la France ne sera pas socialiste. Même si cela ne m’empêchera pas d’être actif pendant la campagne, je reste pessimiste quant à la victoire face à des candidats de droite et du centre (Macron, Fillon, Le Pen) revigoré par un quinquennat en demi teinte dans l’opinion.

A partir de là, a quoi sert cette primaire et pourquoi aller voter ? Parceque quoi qu’on en dise nous avons bien à faire à un congrès « à ciel ouvert » et ça ne me dérange pas, au contraire, nous voilà libérés des contraintes liées aux motions et appelés à nous exprimer sur les sujet dont nous voulons débattre dans le futur, sur ce qui doit guider notre réflexion et nos propositions pour la suite, sur notre vision de la société.
Le progrès c’est comprendre et s’adapter aux évolutions de la société. Et notre société à beaucoup changée, si profondément que certain peuvent être déroutés, voire dégoutés, comme j’essayais de l’exprimer précédemment sur ce blog. 

Moi je vois deux choses primordiales dans ces changements.

D’une part, je suis persuadé que les pays développés sont en train de passer d’une société du travail a une société de l’activité. Demain, nous aurons plusieurs carrières, avec des périodes d’inactivité, necessitant de la formation (de l’auto-formation) permanente. Des périodes pour lesquelles, il nous faudra trouver des moyens de garantir une continuité dans les revenus. On parlait ici d’intermmitence par exemple, mais ce n’est pas la seule solution.

D’autre part, à l’heure des réseaux sociaux, de la diffusion rapide des info (vraies ou fausses), il n’est plus possible de ne pas intégrer les citoyens au décisions, d’une manière ou d’une autre.
C’est pour ces deux raisons que je voterai dimanche pour le candidat qui propose de travailler sur le revenu universel et sur les possibilités d’actions sur la loi, de blocage, des citoyen durant le mandat présidentiel. Je voterai Benoît Hamon.
Encore une fois, je ne suis pas sur des solutions qu’il propose en revanche, je suis sur qu’on ne peut pas être progressiste et ne pas répondre à ces deux questions.

 

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3 raisons d’aller voter à la primaire socialiste

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Les 22 et 29 janvier prochain auront lieu les primaires de la Gauche. Après le succès des primaires de droite (oui c’est est un), et dans un contexte de multiplication des candidatures dites de gauche, il me semble très important qu’il y ait une vraie mobilisation. Pour savoir où voter à Colombes, rendez-vous en bas du post.

1- Il y a un vrai choix dans les propositions

Ne nous y trompons pas tous les candidats partagent les mêmes valeurs pour autant, et c’est assez nouveau par rapport à la primaire de la droite, les propositions sont très différentes : de la continuité de la politique social-démocrate menée depuis 5 ans (Manuel Valls) à la relance par l’investissement public (Arnaud Montebourg) en passant par le revenu universel (Benoît Hamon)… Des orientations différentes, portées par des hommes et des femmes différents, pour le coup le renouveau, qu’on n’a pas vu chez Bruno, c’est par ici.

2- C’est l’occasion de dire ce qu’on a pensé du quinquennat de Hollande

Pendant 5 ans, on a entendu ici et là des reproches, des soit disant déçus de la politique de François Hollande, on a parlé des frondeurs, de la popularité en berne du président et de sa politique… Ces élections primaires sont une merveilleuse occasion de s’exprimer, que l’on ait été pour ou contre. Dans tous les cas, quel que soit le prochain président élu, il ne fait aucun doute que ce choix (c’est à dire le résultat de Manuel Valls) pèsera dans l’avenir du Parti Socialiste après mai 2017.

3- Une participation faible fera le jeu d’un second tour Fillon-Le Pen !

Les primaires sont l’occasion d’impulser une vraie dynamique derrière le candidat choisi, mais encore faut-il qu’il y ait un véritable élan, autrement dit quelques millions de votants pour mettre cettre dynamique en marche. A défaut, on retrouverait une gauche non seulement divisée mais surtout affaiblie au premier tour, le meilleur cas de figure pour avoir le choix entre Marine et François (Fillon) au second.

 

 

Où voter à Colombes

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Lassitudes et incompréhensions

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Les derniers choix fait par les votes, en France mais surtout à l’étranger, notamment avec le Brexit et l’élection de Trump, ont créés une véritable rupture entre les populations et certaines personnes engagées politiquement de plus ou moins longue date. Ainsi nombre de militants que je croise, dont certains ont été en responsabilité, de droite comme de gauche, avouent leur incompréhension devant les changements qui s’opèrent dans la société, leur difficulté à comprendre ce que veulent les gens et par là même leur lassitude sur l’efficacité de l’action et leur craintes quant à l’avenir.

Rupture de valeurs, difficulté à dialoguer, repli sur soi… A chaque élection les dirigeants se bousculent sur les plateaux télé et dans les réseaux sociaux pour nous dire qu’ils entendent la leçon, qu’ils vont changer, qu’il faut changer. Bravo les analystes !!!

Au final, ce sont les mêmes ficelles qui restent utilisés, les mêmes arguments, les mêmes pratiques, les mêmes attitudes. Il me faut remonter à 2006 et désirs d’avenir pour trouver un début de nouvelle proposition, imparfaite surement, mais novatrice certainement. Et ce ne sont ni le porte à porte géant du jeune premier, ni les 1000 pages de programme à prendre ou à laisser de l’autoproclamé homme du renouveau qui me feront penser qu’il se passe quelque chose.

Alors oui, c’est compliqué, le mouvement s’accélère, l’avènement du café du commerce mondial créé par les réseaux sociaux avec son cortège de désinformation, de populisme et la caisse de résonance qu’il donne à n’importe quelle idée bouleverse nos habitudes, nos convictions et la manière de convaincre. D’autant plus gênant que le développement de la communication numérique associé au contexte économique, social et environnemental, a mis à jour et facilité des changements plus profonds dans la société, dans le rapport aux institutions, tout simplement dans la manière d’envisager l’avenir, et plus généralement d’être citoyen.

Nous vivons un tournant, une évolution de rupture, forcément brutale et complexe pour autant je pense que ce changement est et doit être porteur d’espoir. Jamais autant de voix ne s’étaient faites entendre, jamais les gens ne s’étaient autant intéressés à la politique, c’est une véritable opportunité pour construire même s’il reste à inventer la manière dont nous allons le faire.

Non les gens ne sont pas plus bêtes à cause de la Télé réalité, au final ils se révoltent peut être contre des décennies de promesses non tenues, de déceptions, d’actes manqués. Cette revalorisation de la parole sera à mon sens le défi le plus dur et le plus long à relever, qui devra certainement passer par la victoire d’extrêmes, de populistes : « les seuls qu’on n’a pas essayé ». Pour les autres, il est temps de revenir au basiques, aux convictions et de s’en tenir à ça, quitte à perdre des élections. Il me semble plus qu’important de se séparer de toute tentation électoraliste pour prouver, si on nous en (re)donne la chance, que nous avons compris, que nous ne mentons pas et que lorsque nous désignons un ennemi, la finance par exemple, nous le combattrons jusqu’à la mort.

Note : Vous m’aviez bien manqué depuis le 28 avril

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