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Non, il n’y a pas deux gauches irréconciliables.

Il y a deux manières de réagir au changement. La première consiste à décider de le ralentir, de retenir ses effets au maximum de manière à rester sur la crête le plus longtemps possible avant de basculer vers la nouveauté. En politique, cela donne le repli sur soi, la montée du populisme, bref le vote Trump, le Brexit, Le Pen… Fillon. La seconde est d’anticiper et d’accompagner le changement de manière la plus souple possible afin de bénéficier progressivement des mouvements. Dans ce cas tout l’enjeu est de trouver la bonne posture, la bonne dose de mesures qui vont permettre d’être en quelque sorte en symbiose avec le mouvement. C’est un peu comme accompagner une chute en dosant l’effort pour l’atténuer.

Je n’ai aucun exemple dans lequel la première position a été gagnante, au contraire. Les effets d’une résistance trop forte peuvent aboutir à une rupture extrêmement violente. Comme lorsqu’on tire avec une fronde ou un arc, plus la résistance est grande, plus le retour de force est important.

Finalement, dimanche nous avons le choix entre deux vitesses d’accompagnement du changement. Les deux candidats de la gauche sont en effet dans cette optique. Il n’y a pas deux gauches qui s’affrontent, il n’y a pas une « vraie gauche » et l’autre, une gauche forte en opposition à une gauche plus faible, un révolutionnaire contre un réactionnaire. Il y a bien deux hommes de progrès, Benoît Hamon est aussi le produit de l’appareil socialiste, il n’a même pas l’avantage de la nouveauté comme peut l’avoir, du côté centre droit, Emmanuel Macron. Dimanche donc, nous devons nous prononcer sur la vitesse avec laquelle nous souhaitons basculer dans l’avenir, accompagner les mutations, nous préparer au changement.

Je fais partie de ceux qui pensent qu’on doit y aller le plus vite possible quitte à se tromper, quitte à rater un passage, il est grand temps d’agir. Et quel que soit le gagnant, j’espère juste, s’il est élu, que son combat ne s’arrêtera pas à la porte du pouvoir, qu’il continuera dans sa ligne tout au long de son mandat… Parce que la constance dans les convictions et l’application des propositions quel qu’en soit le prix, est le premier pas du changement attendu.

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Fillon, Trump, Goueta… Histoires de famille.

Deux histoires de « famille » on fait l’actualité ces derniers jours. Deux histoires qui nous renvoient malheureusement à notre ville de Colombes.

La première, à laquelle vous n’avez pas pu échapper, le PénélopeGate. François Fillon aurait donc embauché sa femme pendant plusieurs années pour un emploi dont on ne sait trop s’il est fictif ou pas. Parceque le point de cette affaire est bien de savoir si l’emploi était réel. Peu importe finalement l’appartenance ou pas à la famille.

La deuxième, qui je trouve n’a pas eu les répercussions qu’elle méritait, c’est la nomination du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, comme conseiller spécial du président. Un gendre qui est dans les affaires immobilières notamment, et une nomination  qui a fait grand bruit outre-atlantique, où l’on a parlé de népotisme et de conflit d’intérêt. En effet, on voit bien que le business continue pour Trump comme le montre par exemple ses liens maintenus avec Taïwan alors que la Trump Organization y a des intérêts, au mépris des relations avec la Chine. On imagine difficilement que cela soit différent pour son gendre.

Un des principaux arguments avancés pour montrer la bonne volonté du gendre est de renoncer à tout salaire pour le poste… Un discours que j’ai déjà entendu quelque part, bien plus proche de nous : à Colombes et pour justifier la nomination du mari de N. Goueta à Colombes Habitat Public… Comme vous pourrez le lire dans cet article du parisien.

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Dimanche, je voterai…

Je fais partie de ceux qui pensent que le prochain président de la France ne sera pas socialiste. Même si cela ne m’empêchera pas d’être actif pendant la campagne, je reste pessimiste quant à la victoire face à des candidats de droite et du centre (Macron, Fillon, Le Pen) revigoré par un quinquennat en demi teinte dans l’opinion.

A partir de là, a quoi sert cette primaire et pourquoi aller voter ? Parceque quoi qu’on en dise nous avons bien à faire à un congrès « à ciel ouvert » et ça ne me dérange pas, au contraire, nous voilà libérés des contraintes liées aux motions et appelés à nous exprimer sur les sujet dont nous voulons débattre dans le futur, sur ce qui doit guider notre réflexion et nos propositions pour la suite, sur notre vision de la société.
Le progrès c’est comprendre et s’adapter aux évolutions de la société. Et notre société à beaucoup changée, si profondément que certain peuvent être déroutés, voire dégoutés, comme j’essayais de l’exprimer précédemment sur ce blog. 

Moi je vois deux choses primordiales dans ces changements.

D’une part, je suis persuadé que les pays développés sont en train de passer d’une société du travail a une société de l’activité. Demain, nous aurons plusieurs carrières, avec des périodes d’inactivité, necessitant de la formation (de l’auto-formation) permanente. Des périodes pour lesquelles, il nous faudra trouver des moyens de garantir une continuité dans les revenus. On parlait ici d’intermmitence par exemple, mais ce n’est pas la seule solution.

D’autre part, à l’heure des réseaux sociaux, de la diffusion rapide des info (vraies ou fausses), il n’est plus possible de ne pas intégrer les citoyens au décisions, d’une manière ou d’une autre.
C’est pour ces deux raisons que je voterai dimanche pour le candidat qui propose de travailler sur le revenu universel et sur les possibilités d’actions sur la loi, de blocage, des citoyen durant le mandat présidentiel. Je voterai Benoît Hamon.
Encore une fois, je ne suis pas sur des solutions qu’il propose en revanche, je suis sur qu’on ne peut pas être progressiste et ne pas répondre à ces deux questions.

 

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