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Lassitudes et incompréhensions

brexit

Les derniers choix fait par les votes, en France mais surtout à l’étranger, notamment avec le Brexit et l’élection de Trump, ont créés une véritable rupture entre les populations et certaines personnes engagées politiquement de plus ou moins longue date. Ainsi nombre de militants que je croise, dont certains ont été en responsabilité, de droite comme de gauche, avouent leur incompréhension devant les changements qui s’opèrent dans la société, leur difficulté à comprendre ce que veulent les gens et par là même leur lassitude sur l’efficacité de l’action et leur craintes quant à l’avenir.

Rupture de valeurs, difficulté à dialoguer, repli sur soi… A chaque élection les dirigeants se bousculent sur les plateaux télé et dans les réseaux sociaux pour nous dire qu’ils entendent la leçon, qu’ils vont changer, qu’il faut changer. Bravo les analystes !!!

Au final, ce sont les mêmes ficelles qui restent utilisés, les mêmes arguments, les mêmes pratiques, les mêmes attitudes. Il me faut remonter à 2006 et désirs d’avenir pour trouver un début de nouvelle proposition, imparfaite surement, mais novatrice certainement. Et ce ne sont ni le porte à porte géant du jeune premier, ni les 1000 pages de programme à prendre ou à laisser de l’autoproclamé homme du renouveau qui me feront penser qu’il se passe quelque chose.

Alors oui, c’est compliqué, le mouvement s’accélère, l’avènement du café du commerce mondial créé par les réseaux sociaux avec son cortège de désinformation, de populisme et la caisse de résonance qu’il donne à n’importe quelle idée bouleverse nos habitudes, nos convictions et la manière de convaincre. D’autant plus gênant que le développement de la communication numérique associé au contexte économique, social et environnemental, a mis à jour et facilité des changements plus profonds dans la société, dans le rapport aux institutions, tout simplement dans la manière d’envisager l’avenir, et plus généralement d’être citoyen.

Nous vivons un tournant, une évolution de rupture, forcément brutale et complexe pour autant je pense que ce changement est et doit être porteur d’espoir. Jamais autant de voix ne s’étaient faites entendre, jamais les gens ne s’étaient autant intéressés à la politique, c’est une véritable opportunité pour construire même s’il reste à inventer la manière dont nous allons le faire.

Non les gens ne sont pas plus bêtes à cause de la Télé réalité, au final ils se révoltent peut être contre des décennies de promesses non tenues, de déceptions, d’actes manqués. Cette revalorisation de la parole sera à mon sens le défi le plus dur et le plus long à relever, qui devra certainement passer par la victoire d’extrêmes, de populistes : « les seuls qu’on n’a pas essayé ». Pour les autres, il est temps de revenir au basiques, aux convictions et de s’en tenir à ça, quitte à perdre des élections. Il me semble plus qu’important de se séparer de toute tentation électoraliste pour prouver, si on nous en (re)donne la chance, que nous avons compris, que nous ne mentons pas et que lorsque nous désignons un ennemi, la finance par exemple, nous le combattrons jusqu’à la mort.

Note : Vous m’aviez bien manqué depuis le 28 avril

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la vie sous Nicole goueta

Chers habitants des quartiers Sud de Colombes : Nicole Goueta vous a menti (à vous aussi)

carte_municipales_2014_colombesIl n’est pas besoin d’être un fin analyste des scrutins électoraux pour voir sur la carte des résultats de la municipale que l’électorat de Nicole Goueta est encore, même si je pense que ce n’est pas immuable, plutôt localisé dans les quartiers sud de Colombes. C’est à ces habitants qu’elle s’est adressé en premier lieu durant sa campagne, ce sont eux qui adhérent le plus à ses idées, et pourtant je vois au moins deux points sur lesquels elle leur a menti, ou tout du moins, pour lesquels sa politique risque d’avoir les résultats inverses de ses promesses.

Elle promettait de préserver les pavillons et d’endiguer la croissance de la population de la Ville, vent debout contre la « Ville à 100 000 habitants ». Pourtant en laissant la Ville aux promoteurs et en multipliant les projets privés de constructions à Colombes, elle ne fait qu’encourager cette mutation, qu’accélérer ce mouvement.

Elle promettait la sécurité, sa politique de clivage et d’abandon des quartiers populaires ne fait que réveiller de vieilles rancœurs et crée des tensions entre les populations qui risque de dégrader encore plus la situation…

Deux points importants de son discours de 2014, qui semble bien loin à présent pour ne laisser la place qu’à une fausse « non augmentation » d’impôts.

(Carte empruntée à Alexandre Laignel : retrouvez son merveilleux travail sur son blog)

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colombes, la vie sous Nicole goueta

A colombes, la municipalité confond communication et propagande

 

propaganda

Cap’com, portail dédié à la communication publique et territoriale  définit ainsi le communication des collectivités locales dans son article « qu’est ce que la communication publique » :

« La communication des collectivités locales a sa place particulière. Fortement attachée à des territoires et à des institutions, elle est chargée, au-delà de l’information des habitants – consommateurs de services -, d’une mission de service public en direction des citoyens, acteurs de la vie locale. Elle côtoie la communication électorale des élus locaux à laquelle elle évite d’être assimilée. »

Il s’agit donc d’informer les habitants et se défend d’être partisane, ce qui normal puisqu’elle est financée par l’ensemble des habitants, quelles que soient leurs idées politiques.

La propagande est quant à elle définie sur wikipedia par « un ensemble d’actions psychologiques exercées sur les pensées et les actes d’une population, afin de l’influencer »

L’affiche « 0% » de Nicole Goueta, même si on peut discuter du fond, peut donc entrer dans la catégorie communication locale. En revanche, en stigmatisant non seulement un parti mais un autre élu, en l’occurrence le parti socialiste et le député Alexis Bachelay, l’affiche concernant les baisses de dotations de l’état est clairement une affiche partisane et de propagande politique payée avec l’argent des Colombiens.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Les Républicains se trompent de caisse…

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